On a longtemps cru que le caméléon prenait la teinte de la surface avec laquelle il était en contact. Qu’il s’agissait juste d’une technique de camouflage. On pensait que les cellules de sa peau contenaient des pigments de couleur, qui s’agglutinaient en fonction de son environnement. Une plante verte: les pigments verts s’agglutinent; hop, il devient tout vert ! Une citrouille: les pigments orange remontent à la surface; hop, il est orange !

En réalité, c’est plus compliqué. Le caméléon change de couleur pour se camoufler, mais aussi pour communiquer. Avec des couleurs sombres, il exprime de la colère ou de la peur. Avec des couleurs vives, le mâle tente de séduire une femelle. Quant à la façon dont sa peau change de teinte, elle provient de la structure très particulière de cette dernière. Sous la surface (l’épiderme), le derme est constitué de deux canapés de cellules contenant des nanocristaux, des cristaux microscopiques. Ceux de la couche supérieure forment des réseaux en triangle. En agissant sur leur taille, le reptile modifie la façon dont sa peau reflète la lumière, et varie ainsi à sa teinte. Dès qu’il est calme, il garde ces réseaux serrés, renvoyant surtout du bleu. Quand il s’excite, il écarte ce réseau, permettant à d’autres couleurs – le rouge ou le jaune – d’être réfléchies.

Ça marche aussi pour un caméléon aveugle ? Oui, parfois ! Car la vue n’intervient pas toujours. Elle est utile quand le caméléon veut se fondre dans le paysage. Mais le plus souvent, il change de couleur au gré de ses émotions. Ce sont des modifications hormonales qui déclenchent ces variations. Elles sont donc involontaires et incontrôlables, et déconnectées de la vision. Le caméléon de Jackson (originaire d’Afrique) se couvre par exemple de taches jaunes quand il est en colère. Aveugle ou pas, il se fâche tout jaune !

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