Lancées en 1977, les 2 sondes jumelles Voyager 1 et 2 sont les objets artificiels (fabriqués par l’homme) à avoir parcouru le plus de distance depuis la Terre. En effet, début 2020, Voyager 1 se situait à environ 22 243 582 649 km soit 22 milliards de kilomètres ce qui correspond à 148,69 ua (unités astronomiques, une unité astronomique équivaut à la distance séparant la Terre du Soleil, soit 150 millions de kilomètres). Voyager 1 se situe donc 150 fois plus loin du soleil que la terre. Quant à lui, Voyager 2 se trouve à 123,604 ua de la Terre. Les sondes ont embarqué des disques où sont gravés des « souvenirs » de la Terre : des morceaux de musique, des photos de la Terre, les coordonnées de la Terre dans le système solaire, etc…

A l’origine, leur mission était de survoler les 4 planètes gazeuses de notre système solaire pour les étudier et prendre de multiples clichés. Leur mission initiale devait durer 5 ans seulement.

Voyager 1 n’a survolé que Jupiter et Saturne mais Voyager 2 lui, comme on peut le voir sur le schéma de leur trajectoire ci-contre à survoler en plus Uranus et Neptune. Ce fut une première. Ces sondes furent extrêmement fructueuses en découvertes et en données récoltées pendant ces 5 premières années.

Approche de Jupiter par Voyager 1 (27 millions de kilomètres parcourus).

Sortie du système solaire

Après la fin de leur mission initiale, Voyager 1 et 2 ont continué leur trajectoire vers l’espace interstellaire, autrement dit vers la limite du système solaire. Etant donné que les 2 sondes fonctionnaient toujours relativement bien, la NASA a décidé de prolonger leur mission. Je rappelle que dans l’espace, la consommation de carburants pour avancer et moindre étant donné que les sondes se déplacent dans le vide. Pour vous donner une idée, en 43 ans Voyager 1 n’a dépensé que 78 % de son carburant. En 2004, les 2 sondes traversent une frontière avec l’espace interstellaire nommée choc terminal.

Les 2 sondes continuent effectivement leur course dans l’espace et elles ne sont pas prêtes de s’arrêter : en 2665, Voyager 1 entrera dans le nuage d’Oort, et dans 40 000 ans elle passera à environ 1,6 année-lumière de l’étoile Gliese 445 qui se situera à 3,45 années-lumières su Soleil. A peu près au même moment, Voyager 2 passera relativement près de Ross 248, une étoile distante de 10,32 années-lumière, à son point de passage le plus proche, la sonde devrait passer à environ 1,76 année-lumière de cette petite étoile.